Arbre fruitier

À quels dangers les vignes sont-elles soumises ?

À quels dangers les vignes sont-elles soumises ?

L’ennemi numéro 1 de la vigne demeure le mildiou, mais il ne faut pas sous-estimer les ravages de l’oïdium, du black-rot, ainsi que les maladies du bois. À tout ceci s’ajoutent les accidents climatiques en tous genres. Découvrez donc les différents dangers qui entravent les vignes et les solutions pour y remédier.

les maladies qui peuvent affecter la santé de vos vignes

Les effets des ravageurs de la vigne se révèlent importants s’ils ne sont pas traités le plus rapidement possible. Il s’agit notamment de la cicadelle verte ou cicadelle des grillures. Des mesures agronomiques s’imposent dès que le seuil d’infestation de 100 larves pour 100 feuilles est dépassé. La mise en place de bandes et de haies enherbées vise ainsi à contrôler, voire à éradiquer les populations. Les ravageurs comme les tordeuses de la vigne, la cicadelle de la flavescence dorée, la drosophile de la vigne ou encore le mange-bourgeon sont également à surveiller de près.

  • Mildiou : Provoquée par le champignon Plasmopara viticola, cette maladie affecte les feuilles, les bourgeons et les fruits de la vigne. Elle se manifeste par des taches huileuses sur les feuilles qui deviennent par la suite duveteuses et blanches.

vigne abimée midiou

  • Oïdium : Causée par le champignon Erysiphe necator, l’oïdium est reconnaissable à son feutrage blanc et poudreux qui se développe sur les feuilles et les grappes. Non traitée, elle peut réduire la qualité et la quantité de la récolte.
  • Pourriture grise : Cette maladie, due au champignon Botrytis cinerea, est surtout problématique dans les climats humides. Elle provoque une pourriture des grappes qui peut être préventivement gérée par une bonne aération des plantes.
  • Black rot : Causé par le champignon Guignardia bidwellii, le black rot engendre des taches noires sur les feuilles et les fruits, pouvant entraîner une perte significative de récolte si elle n’est pas contrôlée.
  • Excoriose : Due à plusieurs types de champignons, dont Phomopsis viticola, l’excoriose affecte principalement l’écorce des ceps de vigne, provoquant des crevasses et des nécroses.
  • Court-noué : Cette maladie virale se traduit par un retard de croissance et une déformation des vignes. Elle est transmise par des nématodes du sol et peut gravement affecter la productivité de la vigne.
  • Pyrale de la vigne (Eudémis) : Il s’agit d’un ravageur plutôt qu’une maladie. La pyrale, ou tordeuse de la grappe, est un papillon dont les larves se nourrissent des fleurs et des baies en formation, causant des dommages significatifs aux grappes de raisin.

Cette liste comprend par ailleurs la pyrale, une larve qui infeste les ceps. Au vu des différents dangers auxquels les vignes peuvent être soumises, les cépages de vigne hybrides résistants aux maladies sont de plus en plus sollicités. Cela permet aussi de pallier les méfaits du réchauffement climatique. Les cépages à maturation plus lente sont ainsi privilégiés. La liste des maladies qui affectent la vigne est particulièrement longue. Elle comprend entre autres le mildiou, la moisissure grise, le blanc, la pourriture noire ou encore l’anthracnose. Ces champignons réduisent drastiquement les rendements de la vigne et les dégâts se constatent en termes de qualité du vin.

cépages vignes hybrides

L’impact des conditions météorologiques sur la croissance des vignes

La vigne nécessite un climat chaud pour que le cycle végétatif puisse se dérouler sans accrocs. La température ambiante ne doit pas descendre en dessous de 10 °C ni monter au-dessus de 35 °C pour favoriser le phénomène de photosynthèse. Les nombreuses heures d’ensoleillement favorisent le développement des polyphénols et des arômes des baies. La pluviométrie joue quant à elle un rôle essentiel durant la période de floraison.

liste des risques liées à la météo

  • Gelées printanières : Les basses températures tardives au printemps peuvent geler les jeunes pousses et les bourgeons, compromettant la récolte future.

raisin après une grelle puissante

  • Grêle : Les averses de grêle peuvent causer des dommages physiques significatifs aux feuilles, aux tiges et aux fruits de la vigne, réduisant la qualité et le rendement du raisin.
  • Coup de chaleur : Des températures élevées durant les mois d’été peuvent provoquer un stress hydrique et un coup de soleil sur les raisins, ce qui affecte leur développement et peut altérer la qualité du vin.
  • Sécheresse : Un manque prolongé de pluie peut limiter la croissance de la vigne et diminuer la taille et la qualité des fruits, nécessitant souvent une irrigation gestionnée.
  • Inondations : Des pluies excessives peuvent saturer le sol, limitant l’oxygénation des racines et augmentant le risque de maladies fongiques, ainsi que l’érosion des sols.
  • Vents forts : Les vents violents peuvent briser les branches, endommager les structures de support de la vigne, et disperser des pathogènes comme les spores de champignons.

La vigne nécessite en effet 400 à 600 mm de pluie chaque année. Cette teneur en eau contribue au développement de la plante. Une faible quantité de pluie entrave le déroulement de la photosynthèse. D’un autre côté, une pénurie d’eau ne permet pas la maturation des raisins. Attention : les baies deviennent trop volumineuses sous l’effet d’un trop-plein d’eau. Elles seront acides, peu sucrées et pauvres en phénoliques.

Les dommages causés par les animaux

La vigne se transforme rapidement en hôtel à insectes et animaux en l’absence de mesures préventives. Les animaux tels que les cerfs, les lapins, les écureuils ou encore les ratons laveurs raffolent des baies. Les vignerons apprécient en revanche les brebis, les chèvres et les vaches qui entretiennent les terres. En ce qui concerne les poules et les canards, ils dévorent les larves et autres insectes qui nuisent à la plantation.

Il existe par ailleurs des insectes « utiles » tels que les typhlodromes, les forficules, les coccinelles, les chrysopes, ainsi que les punaises prédatrices. Les oiseaux et les chauves-souris figurent parmi les auxiliaires des vignes. Il en est de même des mésanges charbonnières qui raffolent des chenilles. De plus, une chauve-souris consomme plus de 2 000 insectes par nuit. De ce fait, les viticulteurs placent des abris à chauve-souris partout sur leurs terres. Malgré les dommages que certains animaux peuvent causer, certains ont ainsi leur place dans les vignes.

 

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